Introduction aux scripts shell
Vous venez d’apprendre à utiliser un éditeur de texte puissant comme Vim. Cela va vous être particulièrement utile pour les chapitres à venir.
Entrons maintenant dans le vif du sujet : la programmation shell. De quoi s’agit-il ?
Imaginez un minilangage de programmation intégré à Linux. Ce n’est pas un langage aussi complet que peuvent l’être le C, le C++ ou le Java par exemple, mais cela permet d’automatiser la plupart de vos tâches : sauvegarde des données, surveillance de la charge de votre machine, etc.
On aurait très bien pu faire tout cela en créant un programme en C par exemple. Le gros avantage du langage shell est d’être totalement intégré à Linux : il n’y a rien à installer, rien à compiler. Et surtout : vous avez très peu de nouvelles choses à apprendre. En effet, toutes les commandes que l’on utilise dans les scripts shell sont des commandes du système que vous connaissez déjà : ls, cut, grep, sort…
On parlera beaucoup de shell dans cette section. De quoi s’agit-il exactement ? Nous répondrons à cette question en premier.
Ensuite, nous réaliserons notre tout premier script shell qui affiche un message à l’écran… et nous pourrons alors passer aux choses sérieuses dès le chapitre suivant !
Qu’est-ce qu’un shell ?
Dès le début, j’ai fait la distinction entre les deux environnements très différents disponibles sous Linux :
- l’environnement console ;
- l’environnement graphique.
La plupart du temps, sur sa machine, on a tendance à utiliser l’environnement graphique, qui est plus intuitif. Cependant, la console est aussi un allié très puissant qui permet d’effectuer des actions habituellement difficiles à réaliser dans un environnement graphique.
Je vous avais dit qu’il y avait plusieurs environnements graphiques disponibles (Unity, KDE, XFCE…) mais qu’il n’y avait qu’une seule console. J’ai menti.
Il existe plusieurs environnements console : les shells
La différence est moins tape-à-l’œil que dans le mode graphique (où l’on voit tout de suite que les menus ne sont pas à la même place, par exemple).
La console a toujours un fond noir et un texte blanc, je vous rassure (quoique ça se personnalise, ça). En revanche, les fonctionnalités offertes par l’invite de commandes peuvent varier en fonction du shell que l’on utilise.